Jurassic Park/World Universe RPG Index du Forum
Jurassic Park/World Universe RPG
Un nouveau RPG inspiré de la Triologie Jurassic Park et de son dérivé beaucoup plus sombre, Jurassic Park : The Game !
 
Jurassic Park/World Universe RPG Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

:: Fucking Life ! (Infirmerie du Parc) ::

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Jurassic Park/World Universe RPG Index du Forum -> Les Sites -> Isla Nublar - Jurassic Park - Site A - Costa Rica -> Services -> Jurassic Park Village
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Alana Wicauclya
Guides / Photographes

Hors ligne

Inscrit le: 23 Mar 2013
Messages: 14
Féminin
Vie:
Expérience:
Argent: 1 300

MessagePosté le: Sam 25 Mai - 22:03 (2013)    Sujet du message: Fucking Life ! (Infirmerie du Parc) Répondre en citant



Tu me détruis petit à petit, tu le sais ça ? Mon coeur s'émiette, j'ai plus envie de rire, de crier, de faire la folle, de m'amuser, de danser, de chanter, j'ai plus envie de vivre tout simplement. Mais je ne vais pas te le montrer, non , je vais continuer à sourire, malgré tout, et puis de toute façon personne ne s'en rendra compte comme à chaque fois, surtout pas toi. Et je voudrais grailler jusqu'à ce que j'en crève ouais, car j'en ai marre de me contenter des restes on passe sa vie à dire adieu à ceux qui partent jusqu'au jour où on dit adieu à ceux qui restent...
Ta présence, tes messages, ton odeur c'est de cela dont je parle quand je dis vouloir que tout redevienne comme avant. Tes sourires, tes cheveux, ta voix, ta façon d'être, ta présence, tes messages, tes regards, tes mots, tes signes, tes métaphores, tes non-dits, ta curiosité, ton humour, tes envies, tes colères, c'est de ça dont je parles quand je dis que tu me manques. Par contre, quand je dis t'aimer, je ne sais pas pourquoi, n'y comment. Ce que je sais, c'est que je t'aime vraiment. Je le sais, parce que tu es la seule à me procurer ce bien-être quand tu es là, parce que je pense qu'à toi, ne parle que de toi, je le sais parce que c'est toi, c'est comme une évidence. Il faut avouer qu'il n'y a rien de concret, mais je t'aime. Je veux que tu reviennes ! Je hais ce genre de nuits où je pense un peu trop, particulièrement à toi malheureusement. Où je me pose dix millions de questions parfois tellement idiotes. Où je me fais tout plein de scénarios et j'imagine la meilleure réplique pour toutes situations possibles. Où je me fais mon histoire comme je la voudrais, et puis inlassablement je m'en veux chaque fois parce qu'au fond je sais bien que la réalité ne m'apportera jamais la même chose. Je me sens tellement ridicule d'espérer encore et de vouloir autant. De tenter si fort pour que ça marche un peu plus longtemps. Et je me déteste de vouloir encore de toi et d'imaginer tout ça.

Tu me manques Maman

L'amour c'est un truc bidon de toute façon. Ça te prend les tripes et ça te retourne le coeur, une fois, deux fois, trois fois. Puis ça fait pleurer tes jolis p'tits yeux,ça consume ton âme, et ça sème la zizanie au fond d'toi. Ça te bousille à l'intérieur. On peut trouver ça stupide, ou encore futile quand on a pas trouvé cette personne qui fait battre notre coeur. Mais c'est juste magique quand t'y crois, mais pour y croire, il faut trouver la bonne personne ; pas celle qui t'aimera toute la vie ; mais celle qui pourra t'aimer dans toutes les circonstances : Les cheveux gras, la mèche tombante, le mascara qui coule, les larmes aux yeux, pas coiffée, ou encore en jogging et polaire. Le jour où tu trouves quelqu'un qui t'aime dans n'importe quelles circonstances, garde-la.

Ce qui empêche tout, c'est la peur. Pourquoi avons-nous tellement peur de l'amour ? L'amour est censé nous construire, nous aider, nous élever, nous grandir et nous agrandir. Un enfant sans amour est un enfant perdu, on nous l'a assez dit. Alors pourquoi l'éprouvons-nous comme une telle menace ? Pourquoi faut-il tant de courage ou d'imprudence pour aller dans l'amour ? Personne n'y va - ou avec une telle angoisse au cœur qu'on se demande si le jeu en vaut la chandelle. Regardez-les, nos poètes, nos amoureux, regardez-les dans leur vie : l'amour les empêche de respirer, les étouffe, les déçoit, les détrompe, les détruit.

Et tous les chemins me mènent à elle. Cette femme que tu disais être ton amie et que tu m'as choisie pour marraine.
C'est maintenant que je réalise encore plus a quel point tu es important pour moi. Maintenant que je ne te croise plus, que nous somme loin l'un de l'autre et que je n'es plus aucunes nouvelles. C'est exactement ce que je pensais, tu me manque comme personne. Et c'est ça que j'arrive pas à accepter, le fait que nos liens ce défont de jours en jours et que je n'y puisse rien. Que dans peut de temps nous ne serons plus que de simple connaissance, pour passer a deux étrangers. Et ça me tue. Je ne veux pas de cette traînée dans ma vie ! Elle s'est barré pour te laisser seule avec toutes ces emmerdes et elle t'a laissée crevée. Mais c'est le seul choix qui me reste.
Et je suis vidée, je me demande encore si se battre contre l'imbattable est vraiment nécessaire, je me questionne sur qui pourrait m'en vouloir si je larguais les armes, baisser les bras. Qui pourrais me juger sur mon non-courage, mon abandon, mon choix, mes erreurs, mes questions, mes non-réponses. Oui, qui pourrais me reprocher d'opter pour la facilité?
Je me retourne sur le avant, sur les moments avec toi. J'y reste, je plonge et vis dans ce stupide et sadique souvenir. C'est tellement plus simple de s'installer dans son passé, de pleurer sur son sort et ne plus se donner les moyens d'échapper à l'éternelle souffrance mental, à l'éternelle déchirure du coeur, à l'éternelle manque de toi. Je ne veux pas d'une inconnue ! Je veux ma mère ! Je veux que tu revienne ! Je veux pas mourir sur cette île, j'ai peur de la Mort ! J'ai peur de m'attacher aux gens de peur de les perdre ! Je suis plongée dans les abysses les plus noires et mon coeur se serre en pensant que tu y gît peut être.

Lâcher prise, sa à l'air si simple comme ça, mais en réalité, c'est loin de l'être. S'efforcer de mettre un pied devant l'autre, s'efforcer de dire " je vais bien ", s'efforcer de ne plus penser à l'autre, de ne plus se détruire, de ne plus l'aimer, de ne plus lui parler, de ne plus rêver d'un nous. C'est compliqué de se lever le matin et de se dire que l'on a plus cette personne qui nous attend, plus cette personne que l'on peux aimer sans se préoccuper des autres.
Tout est partis, je suis comme abandonnée. Même mes espoirs, mes illusions ce sont envolés. Je n'ai vraiment plus rien. Ma bulle a éclaté. La vie reprends son cours, et je suis perdue. Les gens me bousculent, je suis entraînée par une foule qui elle sait comment vivre. Il faut avouer que je n'ai plus de vie, je n'ai plus envie de bouger, de visiter le monde, de rigoler, de profiter et encore moins de me battre... Et tout ce que j'ai pour le faire, c'est un flingue avec une seule balle.

Mais pour qui ? Pour moi ? Cette connasse qui n'a rien fait pour moi depuis ma naissance ? Ou pour une autre de ces créatures vicieuses qui traîne encore dans le coin. Mes pensées sont sombres tandis que j'entre dans l'infirmerie et que j'avance dans les couloirs vides, visiblement pillées, vidés dans l'urgence. J'entre dans la salle d'attente, les larmes aux yeux. Tout ce dont j'ai envie, c'est de me nettoyer le nez. J'ai du sang séché qui s'y est accumulé à cause de ce pédé de soldat qui a tenté de m'enlever ! Heureusement, les idiots qui ont pénétrés dans l'infirmerie n'ont pas pensé une minute à voler des compresses. Quoi que, ça aurait été aussi stupide qu'ironique.
Après quelques secondes passées près du lavabo (ou j'ai pu constater que je me trimbalait une gueule de timbrée survivante échappée de l'asile), ou j'ai pu me décrasser rapidement, je me suis installée dans un fauteuil, assez fatiguée de tout ce stress et des récentes épreuves...




Mais tandis que je ressensentais enfin un peu de réconfort sur la laine synthétique, j'entendais des pas qui se rapprochait dans le couloir. Moment de panique. Je retient un cri étouffé. J'avais laissé le flingue près du lavabo. Mais la peur semblait me paralyser. Ma mère... Allais-je la rejoindre ? Qui était cette personne qui avançait dans l'infirmerie ? (Car un animal aurait eu un déplacement différent et elle aurait reconnu des grognements). Et si c'était un de ses compagnons de vol ? Un autre soldat ? Ou une infirmière ? Trop d'information se bousculaient dans sa tête. Son seul réflexe fut donc de se cacher derrière le fauteuil et d'attendre. Qui aventurerais donc dans un endroit aussi désert et dangereux ? Cette personne savait-elle pour les dinosaures en liberté ? Pour la 1ère fois depuis longtemps, Alana sentait le poids de la peur et de la solitude vraiment peser sur ses épaules. Elle aurait tout donné pour voir sa mère. Apercevoir un signe, quelque chose...

Elle voulait qu'on lui donne une vie, un destin, une envie. Quelque chose pour faire battre son cœur meurtrit.

_________________


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 25 Mai - 22:03 (2013)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Erin O'Connor
Paléontologie

Hors ligne

Inscrit le: 10 Jan 2012
Messages: 1 032
Localisation: Nublar
Féminin Scorpion (23oct-21nov)
Vie:
Expérience:
Argent: 11 035
Niveau: Gradé (Niveau 3)
DC: Emma et Tina
Relations: En Couple

MessagePosté le: Mar 16 Juil - 13:48 (2013)    Sujet du message: Fucking Life ! (Infirmerie du Parc) Répondre en citant

Le cauchemar n’était pas terminé loin de là. Certes Elie et Ron avaient réussi à me tirer des griffes de ce monstre et la plante était littéralement en train de se consumer devant nos yeux, mais l’incendie causé par le court-circuit que j’avais déclenché il y a quelques secondes venait soudainement de prendre de l’ampleur. Tous les trois nous fûmes attirés par le bruit d’un claquement de porte. Cette même porte, par laquelle ce Ian Malcolm qui nous avait tous trahi c’était enfui comme un lâche. J’avais failli mourir aujourd’hui et l’homme responsable avait désormais disparu. Je jetais un bref coup d’œil de curiosité dans cette pièce malgré tout et remarquais une sorte de gros classeur jauni par le temps. Je lu de loin écrit au feutre indélébile « Jurassic Garden » mais ne pu lire d’avantage car la chaleur devenait étouffante autour de nous. Les flammes dansaient dans leurs tourbillons de couleurs chaudes et les crépitements nous brûlaient déjà les vêtements. Cependant ma curiosité était plus forte et en une seconde je me décidai à aller chercher ces documents. Ils avaient peut-être un lien avec ce fameux projet T. Je voulais comprendre ce qui pouvait bien motiver autant tous ses assassins en puissance. Je voulais la vérité et ces papiers m’y mèneraient peut-être .

Je criais donc à Elina et Ron de se dépêcher de sortir de cet endroit tout en me dirigeant le plus vite possible vers le classeur racorni. En quelques secondes je l’avais agrippé et m’étais précipitée vers la sortie en rejoignant mes deux collègues. Je serrais les documents contre ma poitrine qui à cause de ma course effrénée me brûlait sans pitié. Après un certain temps nous arrivions enfin à la sortie de cette grotte diabolique. Le diable en personne nous avait rendu visite dans cet endroit et je ne serai pas prête de l’oublier. Enfin à l’air libre, nous reprenions tous notre souffle. Je posais mon regard sur ma compagne et me rendit compte qu’elle était au bord de l’étouffement. L’inquiétude m’accapara de plus belle. Elina était au bord de l’étouffement et si je ne faisais pas quelque chose pour l’aider, elle allait mourir à cause de ce produit qu’elle avait été obligée d’utiliser pour se défendre sur l’Alternative. En plus de l’inquiétude, la colère et le dégoût s’insinua peu à peu par tous les pores de ma peau. A cause de tous ces connards, cette femme qui était tout pour moi allait quitter ce monde en me laissant seule une nouvelle fois. C’était hors de question ! Avec le classeur sous un bras je me dirigeai vers Elie qui c’était assise au pied d’un arbre tout proche de la caverne. C’est à ce moment-là qu’un cri inhumain et bestial nous déchira tous les tympans. « Mais que… » disais-je terrorisée. Il ne fallait pas que je réfléchisse trop sur la nature de ce bruit. Je devais emmener Miss ADN à l’infirmerie quoi qu’il arrive. Je m’adressai donc à ma meilleure amie :

« Elie il faut que nous allions à l’infirmerie. Tu as besoin de soins le plus vite possible. Il faut que tu me fasse confiance. Je t’ai déjà soignée à l’époque je ne sais pas si tu t’en rappelle ? Tu m’avais fait confiance alors que l’on ne se connaissait pas. Je voudrais que de nouveau tu me laisse faire.»

Tout en lui parlant je lui pris la main et l’aidait à se relever tant bien que mal. Je croisais son regard et lui sourit doucement pour la rassurer. Elle aussi avait entendu le cri du T-Rex reconnaissable entre mille et je ne savais pas ce qu’elle en pensait mais nous n’avions pas le temps d’en parler. Nous nous dirigeâmes donc vers l’infirmerie prudemment. Je me retournais à moitié pour lancer un merci à notre collègue soigneur et pris Elie par la taille de ma main libre pour la soutenir comme dans le tunnel tout à l’heure. Le temps était comme suspendu et de temps en temps nous évitions certaines personnes dont on ne savait même plus si c’était des collègues ou des ennemis. Peu importait, désormais je ne ferais plus jamais confiance à personne sauf à Elina. Son petit corps était parcouru de soubresauts qu’elle contenait pour ne pas tousser et nous faire repérer. Avec son corps contre le mien, je pouvais sentir sa fièvre et sa ténacité. Cette petite femme malgré ses faiblesses restait forte et tenace face à la situation. Son courage m’étonnerait toujours. Je ne pu m’empêcher de lui déposer un baiser sur la tempe tout en lui glissant un « Courage ma belle, l’infirmerie n’est plus très loin ». Ce fut effectivement le cas peu de temps après. Nous apercevions non loin le toit de l’infirmerie à travers le feuillage d’arbres autour du bâtiment. L’endroit était assez calme et je me méfiais de cette atmosphère paisible qui régnait. Que faisait KC en ce moment ? Que faisaient mes autres collègues ? Je me posais autant de questions en entrant dans ce bâtiment ou régnait le désordre et l’anarchie. L’intérieur avait été mis sans dessus dessous. Mais ce qui comptait en ce moment c’était d’arrêter ce produit qui consumait les bronches d’Elina.

« Je vais te faire un aérosol Elie. Sais-tu quels éléments je pourrais y mettre pour te soigner de ce poison ? »

Il y avait un banc contre le mur qui par miracle n’avait pas été renversé et j’y assis mon amie pour qu’elle s’y repose. Je me rendis compte en posant le classeur par terre dans un coin, que j’étais épuisée moi aussi. En me relevant je dû fermer les yeux et me concentrer pour ne pas tourner de l’œil. Je m’étais relevée trop vite et ma tension n’était pas des meilleures en ce moment. J’étais seule avec Elie et un peu d’aide aurait été la bienvenue. Mais tant pis je me débrouillerais et ferai tout pour qu’Elina soit mieux. Je n’avais pas le choix. Je jetais découragée un regard circulaire sur le bordel qui régnait par terre et mon regard fût attiré par un objet qui trainait juste devant une sorte de gros fauteuil en laine. Je m’approchais et tendit la main vers un écusson en tissu avec écrit en grosse lettres jaunes les initiales KC et brodées d’un fil doré. C’était cette dorure qui m’avait attirée. Ils étaient donc passés par ici et avaient tout saccagé. Avec un peu de chance, il resterait le strict nécessaire au soin de la chef des scientifiques d’Ingen. Je priais donc pour que quelqu’un m’entende là-haut.
_________________




Revenir en haut
Elina Moldovan
Scientifique

Hors ligne

Inscrit le: 18 Déc 2011
Messages: 1 477
Localisation: Un peu partout...
Féminin Gémeaux (21mai-20juin)
Vie:
Expérience:
Argent: 12 695
Niveau: Directeur du Parc (Niveau 6)
DC: Chris Nedry
Relations: En Couple

MessagePosté le: Dim 28 Juil - 12:21 (2013)    Sujet du message: Fucking Life ! (Infirmerie du Parc) Répondre en citant

La trahison laissera toujours un gout amer dans la bouche, une rancœur intérieure envers les autres mais surtout envers soi-même. Elle était la seule responsable de ce qui lui arrivait. Elle avait été trop stupide, trop naïve pour croire les paroles d’une personne qui se disait être son allié, son ami. Qui croire alors ? Comment peut-on encore faire confiance à quelqu’un après ça ? Il est impossible de ne pas sombrer dans la paranoïa et de ne pas remettre en question son entourage après un tel choc. On se rend compte qu’en fait, on s’ouvre trop aux gens. On les laisse nous connaitre en leur racontant ce qu’on croit être des banalités à notre sujet. Ce sont de ces banalités que les personnes malintentionnées tirent leur force. Ils analysent. Ils réfléchissent. Et ils comprennent alors comment en tirer profit. Ils vous disent ce que vous voulez entendre. Vous offres ce que vous désirez. Et vous, pensant que cette personne n’a aucune arrière pensée, qu’elle est sincère dans tout ce qu’elle dit, dans tout ce qu’elle fait, vous continuez à vous faire caresser dans le sens du poil sans imaginer un seul instant qu’un jour elle vous fera souffrir de la pire des manière en montrant au grand jour qu’en fait elle s’était bien foutu de votre gueule.

Comment encore faire confiance à Erin dans ce cas ? Après tout, elle savait énormément de chose sur la roumaine. Plus que n’importe qui. Des informations qu’elle a surement tirées à son avantage pour mieux entrer dans le cœur de la scientifique. Comment être certains qu’Erin ne la trahirait pas à son tour ? Il n’y avait aucun moyen de le savoir. Elle n’était pas non plus en état de chercher une solution. De toute façon, il n’y en avait pas. Il fallait attendre, et voir ce qui se passait. Et ça, la scientifique savait le faire mieux que n’importe qui. Cela faisait plus de 5 mois que la jeune femme composait aléatoirement des combinaisons génétiques. Une fois un brin d’ADN recomposer, il fallait attendre que l’animal naisse et pour voir à quoi il ressemblait. S’il ressemblait au dinosaure supposé obtenir en plus d’avoir l’allure d’un dinosaure (c'est-à-dire : être une créature monstrueuse à écailles et non à plumes, avoir des grandes griffes et mesurer plusieurs mètres de haut) Alors, la séquence était gardée et l’animal recréer à la chaine. Quant aux échecs génétiques…

Elina se sentait de plus en plus mal, et avoir inhalé les fumées toxiques d’un incendie dans un espace clos n’avait pas arrangé son état. Erin l’avait pourtant sortit de cette fournaise où cette espèce de plante carnivore était encore en train de brûler, mais pas assez rapidement pour ne pas aggraver le cas de la roumaine. Le corps de la jeune femme, déjà affaibli par la corrosion de ses bronches, subissait maintenant un empoisonnement au dioxyde de carbone. Elle en avait déjà les symptômes : vertiges, essoufflement, et les migraines étaient déjà là, ce qui voulait dire que l’empoisonnement était important. En temps normal, le dioxyde de carbone n’est pas aussi toxique que son cousin qui possède un seul atome d’oxygène car contrairement à lui, le CO2 ne prend pas la place de l’hémoglobine dans le sang et est donc rejeter naturellement en respirant simplement de l’air frais. Mais les voies respiratoires de la jeune femme ont été longuement exposées à un acide extrêmement corrosif, affaiblissent gravement son organisme.

« Courage ma belle, l’infirmerie n’est plus très loin »

Un baiser sur la tempe tira Elina de ses sombres pensées. La roumaine redressa péniblement la tête et crut un instant qu’elle allait exploser sous l’effort. Sa vision était floue mais elle reconnut tout de même la forme du bâtiment, ce même bâtiment dans lequel Erin l’avait soigné il y a quelque temps. Ce même bâtiment où elle l’avait rencontré pour la première fois. Retour aux sources ! Elle ne pouvait pas rêver meilleur endroit pour mourir. De toute façon, elle ne croyait plus en rien. Elle se savait condamner, soit par son propre poison, soit par la future trahison de son amie. Comment faire confiance à Erin ? Elle ne le savait pas. Pourquoi lui faire confiance alors ? Parce qu’elle n’avait pas le choix.

Une fois à l’intérieur, Erin l’installa sur un banc qui était encore debout. Elle avait toujours mal au crane et chaque bouffée d’air produisait un son rauque. Mais au moins, elle était assise. Elina ferma les yeux et se massa les tempes pour atténuer son mal de tête et entendre ce qu’Erin allait lui dire. Sans doute allait-elle dire que son chemin s’arrêtait ici. Qu’elle ne voulait pas d’un poids mort que le sien. Qu’elle allait mettre fin à ses souffrances en l’achevant ici, dans ce lieu symbolique. Mais Elina ne se laisserait pas faire ! Quitte à mourir, autant le faire avec dignité ! Elle saisit un morceau de verre brisé qui trainait sur le banc et le dissimula en attendant de voir ce qu’Erin avait à lui dire. Attendre, et voir…

« Je vais te faire un aérosol Elie. Sais-tu quels éléments je pourrais y mettre pour te soigner de ce poison ? »

Elle… voulait la soigner ? Non, ce n’était pas possible ! Elle avait mal entendu à cause de sa migraine et de sa fatigue. Elle ne peut pas avoir envie de la soigner ! Pourtant, il était difficile de douter de sa loyauté car la paléobotaniste commençait déjà les recherches de médicaments. Pourquoi ? Pourquoi voulait-elle la sauver ? Peut-être parce que ça a toujours été le cas. Peut-être parce qu’il n’a jamais été dans les intentions de la rouquine de mettre fin aux jours d’Elina. *Ian Malcom, je te hais pour m’avoir poussé à vouloir faire du mal à Erin*

« Un… Aérosol ? Regarde autour de toi Erin ! L’électricité est HS et dehors c’est le chaos ! Même si t’arrive à mettre en marche cet appareil, le bruit attirera sans doute un soldat ou pire encore, une des bestioles du parc ! Et toi tu veux me faire un aér… »

Elina ne réussit pas à achever sa phrase, prise par une nouvelle quinte de toux qui devenait de plus en plus grasse. Mais heureusement, pour l’instant, seul un mélange de glaire et de salive souillait ses mains et ses manches tandis qu’elle se pliait de douleur. Elle n’aurait pas du s’énerver sur Erin. Elle n’y était pour rien. Seule la scientifique était en cause. Elle s’était fait poignarder dans le dos et avait crus qu’Erin ferait la même chose. Elina était en colère mais pas contre Erin, ou Ian. Elle était en colère contre elle-même. Quand la crise fut passé, elle se frotta la main sur un pan de son pantalon en se redressant.

« Excuse-moi Erin. Je sais que tu veux bien faire. Mais tu ne peux rien contre mon produit. Essaye de me trouver du zinc, du magnésium ou du fer en tablette…» Une nouvelle crise l’empêcha de terminer ce qu’elle avait à dire mais elle était moins violente. « … il me faut aussi de l’oxygène pure pour chasser les CO2 que j’ai inhalé, ça calmera mes migraines. Ça m’étonne que vous ne sachiez pas tout ça, docteur O’Connor»

Termina Elina sur une note ironique histoire de détendre un peu l’atmosphère. Erin était bien docteur, mais pas ce genre de docteur. Malgré tout, c’était bien le seul médecin en qui Elina avait confiance. Et voyant Erin partir à la recherche des médicaments, la scientifique décida de se mettre elle aussi au travail. Il n’y avait aucune raison de laisser la rouquine se débrouiller seule. Elle se leva donc de son banc.

« Attend Erin, je vais t’ai… »

Ce ne fut pas une quinte de toux qui coupa la jeune femme. Ce fut un vertige. La pièce tanguait dangereusement, à tel point que la roumaine faillit vomir tripe et boyau tant elle se sentait nauséeuse. Un voile noire de plus en plus opaque couvrit ses yeux jusqu’à la plonger dans les ténèbres les plus sombres qu’Elina n’a jamais connu. Et la dernière chose qu’elle sentit avant de sombrer dans un immense trou noir, ce fut sa tête heurtant de plein fouet le sol de l’infirmerie.

Elie s'est évanouhi, comme ça je vous laisse seules les filles je suis un peu déborder en ce moment et je voudrais pas vous ralentir. Et puis c'est un rp important pour Erin et Alana Smile

_________________
27 roses récoltées +1 de


Revenir en haut
Alana Wicauclya
Guides / Photographes

Hors ligne

Inscrit le: 23 Mar 2013
Messages: 14
Féminin
Vie:
Expérience:
Argent: 1 300

MessagePosté le: Dim 11 Aoû - 11:30 (2013)    Sujet du message: Fucking Life ! (Infirmerie du Parc) Répondre en citant



Voilà la vie : on est heureux. On en est parfois conscient. Soudain tout bascule. On se retrouve plongé dans un autre temps, un autre espace. L'existence se referme. On est pris à son piège. On s'enfonce dans la solitude. Impossible de saisir la main de quiconque. L'époque heureuse apparaît comme une bulle, flottant, légère et inatteignable, au-dessus de nous.

Ça fait trop de bruit ton silence, j'entends partout ton cœur qui bat. Ça prend toute la place ton absence, non je n'peux plus dormir sans toi. Pourquoi faut-il qu'en amour on crève et qu'on soit prêt à crever des milliers de fois ? Certains êtres, à mesure que le temps passe, deviennent de plus en plus libres : ils se redressent au lieu de s'affaisser. Il émane d'eux une énergie étonnante. Ils sont lumière pour qui les rencontre. J'aimerais savoir ce qu'ils ont fait des ombres de leur passé. De leurs regrets, de leurs déchirures. Comment ils s'en sont arrangés. Parce qu'on n'oublie rien, je le sais ce soir. On n'oublie rien. Quand bien même on s'est efforcé du contraire : le passé vit en nous. Masse informe tapie au plus profond de soi, qu'on pourrait croire endormie mais qui veille... Alors, eux, ces êtres de lumières : comment font-ils ? Ils ne vivent pas dans les ténèbres, cadenassés par des chaines qui les retiennent fermement dans leurs tourments. D’où viens cette aura qui tend à guider les personnes vers la foi, le besoin, l'envie de croire que leurs vie n'est pas bousillée et moisie ?

L'homme croit aux miracles. Même dans les circonstances les plus dramatiques, il croit encore qu'il peut s'en sortir. C'est sans doute pour ça qu'il parvient à tenir debout dans l'enfer.

Alana entendait clairement le son de deux voix différentes, féminines, prise d'une certaine inquiétude et par la fatigue. Sans aucun doute des survivantes elles aussi.
Le temps sembla long à la jeune fille pour sortir de la noirceur qui l'avait entourée. Prise de vertiges, elle ne savait pas quoi faire alors qu'elle savait pertinemment qu'elle aurait plus de chances de survie si elle rejoignait les visiteuses. Son temps de réflexion parut interminable. L'éternité n'est pas dans le temps, elle est dans la profondeur. Dans son vertige. Des flashs de souvenirs lui sautaient aux yeux, quelques rares semblaient venir d'un autre monde tant elle n'avait pas vécue de choses heureuses sur les derniers mois, alors que les autres la clouaient sur place, paralysant ses muscles et sa volonté. Et les années passaient, mais on ne les voyait pas passer. Le bonheur ne laisse pas de traces. C'est une étoile filante. Il passe, c'est tout, il remplit la vie d'images éblouissantes qui défilent à toute allure et qu'on ne retient pas. Sa mère la hantait de nouveau. Tous les sentiments qu'elle avait pu ressentir un jour c'était grâce à elle.
L'amour est un grand menteur, un grand dissimulateur. Il vous force à tout donner puis s'en va, repu, ennuyé, à la recherche d'autres cœurs à dévaliser. Alors on se raccroche à des bouts de bois qui flottent. On se construit une bulle, on prend la paille qu'on vous tend et on réapprend à respirer. Tout doucement. Avec ces petits riens justement. Ces petits bonheurs de rien du tout, quand le grand bonheur, le bonheur effrayant, le bonheur plus grand que tous les autres vous a déserté. J'ai connu ce bonheur effrayant. Je n'en veux plus. Je ne veux plus rien de grand, d'immense. Ou je le veux à ma taille. Que je puisse passer mes bras autour de son cou, de ses épaules, de ses rêves et le tenir, le tenir... Qu'allait-elle faire maintenant ? Sans elle, dans ce monde perdu, avec la crainte d'être au contact des gens, avec pour seul envie de rester cacher, de vivre seule pour un temps ? Les images étaient floue.
C'était peut être ça qui lui faisaient perdre la tête. Le fait de ne plus savoir à quoi sa mère ressemblait exactement. Des souvenirs, des bribes... Je me demande combien de temps encore ces images vont rester nettes, limpides, avant de se déformer, puis de se brouiller, puis de s'effacer ; avant que je ne les oublie. J'aimerais les serrer contre moi, comme on serre contre soi un corps aimé, de toutes ses forces, pour le retenir. Mais je sais bien que, de la même manière qu'on ne peut retenir un amour, on ne retient rien de son passé, il s'échappe lentement, chaque jour davantage, et on ne choisit pas ce qu'on en garde.




Les mêmes épreuves ne marquent pas les êtres de la même façon : certains s'ouvrent au monde, d'autres s'en éloignent ; renoncent. Qui décide de quoi ? On ne le sait pas. Certains se sauvent, d'autres se noient. On ne peut rien empêcher. Il fallait qu'elle vive avec.
Son regard se porta vers le flingue, toujours posé sur le lavabo. Visiblement on en avait pas après elle et l'avoir en main la rassurerais. On met si peu de temps à tomber et tant à se relever. Combien de fois peut-on y croire ? Elle mis donc un pied devant l'autre et titubant, les lèvres et les genoux serrés, elle s'avança dans la pièce pour récupérer l'objet de ses désirs, celui qui lui rendrait confiance et sérénité. La mélancolie, c'est le sentiment d'avoir perdu, et c'est la peur de perdre. C'est être en deuil de tout, tout le temps, même au moment où les choses arrivent, si bien qu'on ne peut pas les vivre. Alors pour briser ce sentiment, il fallait quelque chose de plus fort, de plus puissant. Alana pris donc l'arme à feu dans ses mains et sentit une vague d'apaisement la saisir.

A pas de loup, la gamine s'approcha de l'endroit d'ou provenait le son, évitant les fioles et les bris de verre au sol afin de ne pas alerter les nouvelles venues de sa présence. Elle n'était qu'à quelques mètres, si bien qu'elle pouvait distinguer les voix des deux jeunes femmes. Encore quelques pas et elle pourrait connaitre le sens de leurs conversations.


« Attend Erin, je vais t’ai… »

Erin ? Elle avait bien entendu Erin ? Ce n'était pas possible. Était-ce du pure hasard ou bien un signe du destin ? Comme si la chance lui souriait enfin ?Elle entendit soudain comme un bruit sourd, d'une personne qui venait de s'effondrer. Sa marraine était là juste à côté ! Était-ce elle qui était blessée ? Qui était l'autre personne. Brusquement et prenant son courage à deux main, Alana prise l'arme et sortit du pan de mur qui la gardait invisible jusqu'à présent pour entrer dans la pièce ou une femme brune et visiblement mal en point se tenait par terre et ou se tenait devant elle, presque choquée, comme surgissant d'un rêve vieux d'une dizaine d'année, la personne qu'elle cherchait depuis longtemps désormais...

Lorsque ma mère est morte, j'ai pensé que tout prenait fin. Que la vie ne valait plus la peine d'être vécue. Et puis, une semaine est passée ; puis deux, puis trois. Puis un an... J'étais toujours là. Et puis c'est comme ça que je l'ai rencontré, par hasard, dans cette putain d'infirmerie. Comme pour penser mes blessures. J'ai eu envie de la revoir. Ça avait été aussi simple que cela : j'ai eu envie de la revoir. Le passé ne s'annulait pas, le présent s'ajoutait au passé... Et Alana se mis à pleurer.
Elle pleure parce que son cœur s'est remis à battre aujourd'hui alors qu'elle n'y croyait plus depuis longtemps. Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se dit qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout...

J'entends encore la chanson de Maman quelque fois tu sais, elle est loin, il n'y a plus de paroles, je les ai oubliées. Je vois aussi des images, celles qu'on coloriait. Le temps fait son travail, doucement sans faire de bruit. Il efface un à un chaque souvenir, les plus beaux, les plus douloureux aussi. J'avais peur, qui aurait cru ? Je ne voulais pas oublier toutes ces notes, ces accords, la mélodie. Puis sans m'en rendre compte, j'en ai composé une autre, une plus douce, plus aboutie. Elle commence à une main, la mienne, à laquelle s'ajoute une autre, la sienne. Les notes sont plus justes, placées aux bons endroits. Elles s'accordent seules, comme une évidence.

Alana ne fit rien, elle se fichait de se qui se passait sous ses yeux, se moquait de cette personne qui venait de s'effondrer. Elle lâcha le flingue et le laissa tomber à ses pieds et elle se jeta à genoux, comme affaiblie par toutes ces épreuves. C'est comme un film dont je ne comprends pas l'histoire. Je perds le fil et tout est flou dans ma mémoire. C'est comme la pluie, triste et mélancolique. C'est comme l'ennui, malveillant et diabolique. Comme une faiblesse, sans toi je peux plus me relever. Un rien me blesse, j'voudrais qu'tu viennes me protéger. C'est comme un coup où la douleur reste à jamais. Où sur mes joues les larmes restent gravées... Maman n'était plus là. Mais il y avait elle, Erin. Sa Marraine.

_________________


Revenir en haut
Erin O'Connor
Paléontologie

Hors ligne

Inscrit le: 10 Jan 2012
Messages: 1 032
Localisation: Nublar
Féminin Scorpion (23oct-21nov)
Vie:
Expérience:
Argent: 11 035
Niveau: Gradé (Niveau 3)
DC: Emma et Tina
Relations: En Couple

MessagePosté le: Dim 11 Aoû - 14:00 (2013)    Sujet du message: Fucking Life ! (Infirmerie du Parc) Répondre en citant

Elina me dicta donc ce que je devais trouver pour la soigner : du zinc, du magnésium, du fer en tablettes et de l’oxygène pur. Une vague de découragement m’envahi à nouveau. J’avais peur. Peur de ne pas trouver ce qu’il fallait, peur de perdre Elie, peur de KC qui pouvait débarquer à tout moment, peur de l’avenir qui s’annonçait difficile à gérer après les atrocités vécues ces dernières heures. Je me sentais si affaiblie et vulnérable. J’avais une pression sur les épaules que je forçais de porter tant bien que mal. Je ne résisterais plus très longtemps. Mais malgré tout il fallait que je prouve encore une fois que ma volonté et mon courage pouvaient me porter dans toutes les circonstances. Exactement lorsque je me suis relevée après le décès de mes deux parents. Ma force de caractère et ma volonté de vivre avait renversé toutes mes appréhensions et mes colères. Elie me faisait confiance et je devais la protéger et la soigner. Mais comment parmi ce bordel monstrueux ? Je ne devais plus me poser de questions et agir tant qu’il était encore temps. Je me mis donc à chercher en me dirigeant au petit bonheur la chance.

Elina voulait m’aider à chercher mais elle ne réussit qu’à tomber sur le sol, inanimée. J’étais tellement terrorisée que je ne réagis pas tout de suite. Finalement je me reconnectai à la réalité et me précipitais auprès de mon amie. Je priai Dieu pour qu’elle soit juste inconsciente et non morte. Je fis glisser mes doigts le long de son cou et à mon grand soulagement je sentais encore son pouls. Je la positionna sur le dos et attrapa une chemise d’infirmière qui trainait non loin pour lui faire un oreiller le plus confortable possible et pris une petite boite de carton vide que je plaçais pour surélever les jambes de mon amie. Je vérifiais qu’elle respirait toujours et c’était le cas. Je fus un bref instant soulagée de voir qu’Elina n’était pas sur le point de mourir. Son corps la mettait brutalement au ralenti mais il n’était pas aux portes de la mort. Cependant je ne devais pas trop m’attarder. Ma meilleure amie était arrivée à ses limites et je le savais.

Soudain j’entendis un bruit derrière mon dos. Mon cœur fit un bond monumental dans ma poitrine meurtrie par l’inquiétude. C’était le plus mauvais moment pour se faire repérer par KC. Je fermais les yeux pendant deux ou trois secondes et me retourna lentement sans gestes brusques. Je ne voulais pas mourir d’une balle dans le corps. Et puis je devais protéger la seule personne sur cette terre qui avait besoin de moi. Je ferai n’importe quoi pour la sécurité des gens que j’aime.

Mes yeux se posèrent sur une jeune fille maigre aux yeux et aux cheveux sombre coupés au carré. Elle avait l’air complètement perdue et elle pleurait. Elle devait avoir à peu près douze ans. Détail que j’observais, elle avait une arme à la main. Le temps s’était figé. Cette vision complètement incongrue me cloua une nouvelle fois sur place. Que faisait cette fille sur le Jurassic Park en pleine attaque de La Chimère. Je n’arrivais pas à justifier la présence d’un enfant sur les lieux. C’était un véritable mystère. Peut-être était-ce la façon pour Dieu de nous aider toutes les trois. Il m’avait envoyé ce petit être pour m’aider et ainsi à mon tour la protéger comme je le faisais pour ma meilleure amie. Ça devait être ça. J’avais de l’aide mais en échange je devais surveiller cette jeune demoiselle pour qu’elle puisse rejoindre ses parents une fois que tout redeviendrais calme sur Isla Nublar.

La fillette tomba à genoux sur le sol et lâcha son arme. Ses larmes n’arrêtaient pas de couler. Elle était peut-être blessée. Elle ne bougea pas et cette vision me bouleversa. La voir pleurer me donnait également envie de verser des larmes. Mon cœur se serra et j’eu soudain envie de prendre cette fillette dans mes bras, de la consoler. Elle devait se sentir seule et perdue. Une force me poussait vers elle. Je m’approchais donc doucement pour ne pas l’effrayer. Elle pleurait toujours et lorsque ses yeux embués de larmes me fixèrent je reconnu les ombres de la peur, de la tristesse et la douleur. Elle devait être épuisée d’avoir du échapper à La Chimère. Je la pris doucement dans mes bras et elle ne broncha pas. Elle se laissa faire pendant que je lui disais d’une voix douce :

« Vas-y pleure autant que tu veux ma chérie. Ça fait un bien fou de se laisser aller. Je ne sais pas du tout ce que tu fais ici mais je te protègerai du mieux que je pourrai en attendant que ce cauchemar se termine »

Nous restions ainsi quelques minutes. Cette enfant était parcourue de sanglots et le fait de la tenir dans mes bras m’apaisa. Lorsque la tristesse de la fillette se calma je la regardais et lui sourit. Mille questions se bousculaient dans mon esprit mais ce n’était plus celles qui envahissaient mon esprit depuis l’attaque des bateaux d’InGen. J’avais mis de côté toutes mes réflexions et avait laissé place à la petite inconnue et à Elie. Je laissais la jeune fille et me releva pour retourner un bref instant auprès d’Elina. Cette dernière était toujours inconsciente et respirait faiblement mais de façon continue tout de même. Je devais retourner à ma première tâche. Je demandais donc à la fillette :

« Tu va mieux ? »

Elle me fit signe que oui de la tête sans me regarder et se releva à son tour.
Je montrais Elie étendue par terre et lui expliqua :

« Mon amie est inconsciente et je dois l’aider à se réveiller et à aller mieux. Peux-tu m’aider à la soigner ? »

Elle ne répondit pas cette fois. Je continuai donc à lui expliquer :

« Parmi tout ce foutoir j’aimerais trouver une boite de zinc en comprimés, de Magnesium et de fer. Normalement c’est écrit sur l’emballage. Je ne peux plus attendre. Si tu veux on pourra parler un peu une fois qu’Elina sera saine et sauve. Tu peux me donner un coup de main s’il te plait ? »

Moi je devais trouver un spray d’oxygène. Il devait sans doute y en avoir ici. Il y en avait dans toutes les infirmeries. Ça ressemblait à une bouteille de déodorant avec un embout aérosol que l’on mettait sur la bouche et le nez de la personne. Ensuite on doit appuyer sur le bouton et l’oxygène se répand pour que la victime le respire. Cela ne fonctionne que dans le cas où la personne respire encore. C’était bien le cas pour ma collègue. Je fouillais donc partout. Soudain le visage de la petite inconnue me réapparut en pensée. C’était étrange car ses traits me paraissaient vaguement familiers. Je la cherchais des yeux et mon regard ne la vit que de dos. Je fronçais les sourcils et lui demanda :

« Au fait comment t’appelles-tu ? Moi c’est Erin.»
_________________




Revenir en haut
Alana Wicauclya
Guides / Photographes

Hors ligne

Inscrit le: 23 Mar 2013
Messages: 14
Féminin
Vie:
Expérience:
Argent: 1 300

MessagePosté le: Ven 27 Sep - 12:08 (2013)    Sujet du message: Fucking Life ! (Infirmerie du Parc) Répondre en citant

Rien n'est vraiment tracé d'avance, tout peut se modifier en cours de route. Il suffit simplement de le vouloir et de prendre les dispositions nécessaires pour y arriver. L'histoire est souvent racontée comme une chronique de bonnes personnes faisant de bonnes choses,mais pour la plupart d'entre nous, la vie n'est pas faite de grands moments mais de petits moments. Et avec chaque petit choix, avec chaque petite décision, nous nous définissons nous même. Sommes nous honnêtes ? Espérons-nous ? Sommes-nous fiers de nous même ? Ou sommes-nous déçus par ce que nous sommes devenus ? La vie se passe rarement comme nous l'avions prévue. Des choses inattendues qui nous surprennent avec de nouvelles et excitantes possibilités. Mais tôt ou tard, la réalité vous rattrape...

Je ne me souvenais plus de comment j'étais arrivée là, je fixais le sol sans vraiment l'apercevoir. Je me sentais trembler comme une feuille, je ne comprenais plus vraiment ce qui m'arrivait. Je ne voulais plus rien, je n'avais plus aucune envie, plus aucune motivation, je ne ressentais plus rien. J'étais comme perdue, dévastée par le néant, il y avait comme un vide en moi. Je me souviens avoir pleurer sans raison apparente, je me souviens avoir beaucoup couru et j'étais arrivée au beau milieu de nul part. J'étais à présent seule face à moi même, comme pour la première fois. Mais ce n'était pas le cas, j'ai toujours été seule, surtout quand tout autour de moi, il y avait du monde, surtout quand les autres riaient, surtout quand j'étais entourée. Cette fois là, comme toutes les autres fois j'étais seule, mais cette fois ci je n'entendais aucun rire, aucun cris, je n'entendais que mon pauvre cœur qui battait. Il battait réellement, j'étais bien en vie, même si les apparences pouvait montrer le contraire, même si mon regard froid et éteint pouvait laisser croire que je n'étais plus de ce monde. J'étais bien en vie, et bel et bien seule une fois de plus. Je commençais vraiment à m'habituer à cette sensation de solitude, mais je n'arrivais pas à m'habituer à leurs rires, ils résonnaient dans ma tête, me rendant complètement malade, me mettant hors de moi. Je ne les supporte plus, ils sont si faux, si bruyants. Et ils prétendent être heureux, alors que moi je ne ne le suis pas. Et le temps passe...

Je vie sans vraiment comprendre.. Je marche et j'ai l'impression d'être à côté du sentier que tout le monde dessine et pire encore, à côté de ce lac qui pourrait être le mien, ma vie. Je suis un peu étrangère à moi-même, seule dans ce monde où l'individualité de l'Homme est montrée du doigt. J'existe sans être et cela doit sûrement être un des plus grand malheur qui puise m'arriver. Parfois je me vois comme une inconnue face à la vie, j'ai peur de ne pas ressentir ce qu'il faut, correctement, comme tout le monde l'aimerait. En soi, j'ai peur de ne pas vivre comme il le faut, dans la norme et les limites de l'existence. Tous ces maux me viennent tous à la fois et je n'arrive plus à gérer ; Peut-être suis-je une intrus.. Peut-être que je n'aurais pas dû être.. Je rêve de pouvoir voler en harmonie avec le vent, mais je ne fais que nager à contre-courant. Je n'ai pas envie de lutter contre ce que j'ai, parce que comprenez un peu : je suis lasse.
Je me sens tirée de tous côtés telle une marionnette que l'on voudrait désarticuler, mes sens sont flous et je n'essaie plus de comprendre. Je souhaiterais simplement tomber pour enfin, peut-être, me réveiller de ce malheureux cauchemar qu'est devenue ma vie. J'aimerais connaitre la raison de ma présence ici. Une raison qui serait autre que de devoir, sans cesse, support leurs regards moqueur sur moi.

Je suis morte de l'intérieur, je suis écorchée à vif comme si chaque morceau de cette vitre cassée avaient été plantés dans ma chair. J'étouffe mes cris de détresse, je me noie dans tant de tension et personne ne le voit. Et pourtant je continue de tenir sur mes pieds, je continue d'écouter toutes ces personnes à qui le bonheur sourit.
Je m'égare dans ma vie et mes mots se perdent au même rythme que mon cœur. Je fais semblant car être sincère serait trop violent, trop triste. Alors je me cache et personne ne me voit. Tout le monde croit à ce mensonge que j'offre aux yeux de tous.
Et je continue ainsi, la tête baissée et les yeux grands ouverts sur mon cœur blessé, meurtri par des coups donnés à répétition. Le soir, alors que le ciel est sombre et calme, je ferme les yeux et je m'imagine ailleurs, dans une vie qui me correspondrait mieux. Je voyage avant de m'endormir et alors que je ne suis plus consciente, mes rêves me font vivre d'une autre manière tout ce qui endolorie mon cœur. La nuit devient alors le miroir de ma vie et jamais je ne cesse d'être torturée. Je suis prise au piège de cette cache qu'est la nuit et le jour, je suis prise au piège de ma vie et je ne sais comment en sortir.

Alors elle me prit dans ses bras et le poids du monde disparu aussi vite qu'il m'était tombé dessus. Je vis dans ses jolis yeux de quoi trouver refuge, un endroit apaisant, serein et qui pouvait chasser mes cauchemars. Erin était tout ce que j'avais attendu, tout ce que j'avais souhaité. Alors je restais ainsi serré contre elle, pendant quelques minutes, pleurant à chaude larmes et laissant le déluges de maux sortir de mon corps comme un exorcisme qui avait trop longtemps attendu.

Le Bonheur.



Vous n'avez qu'à vous plonger dans le clair-obscure de la nuit avec pour seul éclat de lumière, cette si belle et grosse étoile dans le Ciel qui nous offre chaque jour, un merveilleux spectacle. Vous mettez ce chef-d'œuvre artistique à fond dans vos oreilles et vous faites le vide autour de vous ; vous faites abstractions de tout ce qui rode autour de vous. Il vous transporte ailleurs, loin, très loin. Les émotions en ressortent, les larmes en coulent, les images défilent à toute allure. Le monde change, la vie change, plus rien d'autre ne compte. Ce monde est parfait, ce monde est effrayant. Tant de rapidité ! Les battements de votre cœur accompagnent les battement du piano. Et vous vous sentez tout à coup transporter dans cet élan qu'il nous transmet. La valse vous entraîne...

Il nous arrive d'accorder beaucoup trop d'importance à certaines choses : à notre famille, à nos « amis », à notre quotidien, à nos études... Et à un tas d'autres choses qui ne sont finalement que de purs stéréotypes, de purs accessoires. Nous passons notre temps à coller des étiquettes sur tout et n'importe quoi alors que finalement, tout cela n'est que pure idiotie. Nous faisons cela car l'être humain est doté d'un don incroyable pour attirer la déception à lui. Comme s'il aimait souffrir, comme ci cela rythmait son existence, comme si le malheur était un moyen pour lui d'exister. Accorder autant d'importance à ces choses si éphémères, c'est nous contraindre à l'enfermement, à la dépendance. Comme si nous ne pouvions pas vivre sans eux, sans tout ça. Comme si nous ne pouvions pas nous en tirer seuls. L'être humain perd confiance en lui à mesure qu'il s'éloigne de sa véritable nature. L'homme indépendant devient subitement une machine avec des besoins, des besoins matériels, des besoins pourtant facultatifs qu'il voit comme vitaux à sa survie. Nous vivons très bien seuls. Nous ne pouvons nous fier à personne car la sincérité se prouve avec le temps et avec les épreuves difficiles que nous vivons. L'amitié n'existe pas, les amis n'existent pas. Il n'y a que des moments d'amitiés, des moments familiaux... Et rien d'autres. Nous vivons dans un monde d'hypocrisies, de méchanceté, de naïveté, et tout le monde se repose sur tout le monde sans pouvoir s'y fier longtemps car les déceptions sont omniprésentes à notre quotidien. Arrêtons de croire que nous sommes faibles quand nous sommes seuls, c'est faux. Notre plus grande force, c'est nous.
Ce sont ces moments partagés. Etre là avec ma Marraine, dans ses bras. Moi qui ai tout perdu : c'est le plus beau cadeau que l'on puisse m'accorder.




« Tu va mieux ? » Me demanda t-elle après un instant qui semblait avoir duré des heures.

D'un sourire, je répondit oui en hochant de la tête, sans la quitter du regard. Je sentais pourtant que quelque chose n'allait pas, que malgré mon sentiment de bien être, je devais rester sur mes gardes. Je compris qu'elle s’inquiétait pour l'autre personne, visiblement mal en point, mais n'allais-je pas mal moi aussi ? N'étais t-elle pas heureuse de me voir ? Pourquoi déjà m'ignorer et s’intéresser aux autres alors que je venais à peine de débarquer...

« Mon amie est inconsciente et je dois l’aider à se réveiller et à aller mieux. Peux-tu m’aider à la soigner ? »

Ma tête me hurlait que l'autre inconnue crève et qu'elle aille se faire foutre ! Erin était là devant moi et l'autre était juste dans les vapes, y avait pas de quoi en faire un fromage ! Un petit dodo et ça irait mieux ! Au diable cette putain d'inconnue ! J'étais là moi ! J'avais tant de choses à lui dire, à lui montrer... Je voulais lui parler de maman... Voyant que je ne répondais pas, elle ajouta donc :

« Parmi tout ce foutoir j’aimerais trouver une boite de zinc en comprimés, de Magnesium et de fer. Normalement c’est écrit sur l’emballage. Je ne peux plus attendre. Si tu veux on pourra parler un peu une fois qu’Elina sera saine et sauve. Tu peux me donner un coup de main s’il te plait ? »

Magnésium de mon cul ! Si je devais poser la main sur ce médicament à la con pour avoir enfin 5 minutes avec Erin, alors soit. Je répondit d'un soupir que j'allais le faire. Il ne me fallut d'ailleurs pas plus de 3 secondes pour mettre la main sur ce produit à la con, juste le temps de me retourner et de...

« Au fait comment t’appelles-tu ? Moi c’est Erin.»

L'adolescence est une époque vraiment désagréable ; on ne se sent pas en sécurité, les grandes personnes nous traitent comme des enfants tout en attendant de nous que nous nous conduisons en adultes. Elles nous donnent des ordres, comme à des petits animaux, et puis elles espèrent que nous réagiront comme des vrais adultes, raisonnables. C'est une époque pénible, difficile, perdue. Certaines expériences nous marquent à jamais. Elles contribuent à de nouvelles réflexions, à de nouvelles façons de voir les choses, voir même à un nouveau style de vie. Certaines atteignent plus le cœur que d'autres... Et ce sont sans doute les plus redoutables.
Alana se tourna lentement, elle avait envie d'hurler et la rage pouvait se lire dans ses yeux.
Il y a tellement de choses dans la vie, que nous ne pouvons pas contrôler. Séismes, inondations, la télé réalité et tous ces connards ou connasses qui prendrons un jour votre place comme vous jetez vos vieilles peluches dans le fond de vos tiroirs ou dans une benne à ordures !

Erin ne l'avais même pas reconnue. Un profond sentiment de solitude la scotcha sur place et le doux sentiments de bonheur qu'elle avait ressentit se changea en haine profonde. Cette petite conne n'en avait tellement rien à foutre d'elle et de sa famille qu'elle ne se souvenait même pas d'elle.
L'agacement l'emporta et elle balança la boite qu'elle venait de récupérer sur le sol.
Souvent, on ne guérit pas totalement. La douleur ne disparaît jamais vraiment. Elle reste tapie au fond de nous, mais elle nous laisse revenir à la vie et continuer notre chemin. Plaie ouverte qui ne se refermera jamais. Alana était une nouvelle fois seule et devant les yeux de quelqu'un qui ressemblait désormais à une parfaite inconnue pour elle.

Sans même demander son reste, les larmes ruisselant à nouveau sur ses joues, elle s'empara de son sac en trombe et voulu courir vers l'extérieur. Quelle force l'arrêta sur la pas de la porte ? Elle n'a savait rien. Surement la volonté, l'envie de mettre cette femme mal à l'aise et de la faire culpabiliser pour l'avoir fait autant souffrir...
Alana lui lança un regard foudroyant et avant de s'enfuir elle finit par lâcher :


- "Je suis ta putain de filleul !"







HRPG : suite du RP ici ==> http://jurassicparkuniverse.forumactif.fr/t81-2x01-escorte-presidentielle#122
_________________


Revenir en haut
Erin O'Connor
Paléontologie

Hors ligne

Inscrit le: 10 Jan 2012
Messages: 1 032
Localisation: Nublar
Féminin Scorpion (23oct-21nov)
Vie:
Expérience:
Argent: 11 035
Niveau: Gradé (Niveau 3)
DC: Emma et Tina
Relations: En Couple

MessagePosté le: Lun 7 Oct - 17:14 (2013)    Sujet du message: Fucking Life ! (Infirmerie du Parc) Répondre en citant

Suite du rp ici --------> http://jurassicparkuniverse.forumactif.fr/t112-fucking-life-infirmerie-suit…
_________________




Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:25 (2018)    Sujet du message: Fucking Life ! (Infirmerie du Parc)

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Jurassic Park/World Universe RPG Index du Forum -> Les Sites -> Isla Nublar - Jurassic Park - Site A - Costa Rica -> Services -> Jurassic Park Village Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Flowers of Evil © theme by larme d'ange 2006
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com